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Haute Savoie

7 départements d’Auvergne-Rhône-Alpes en « alerte renforcée », les volailles doivent être confinées



45 départements  viennent d’être décrétés ce jeudi 5 novembre en risque « élevé » d’introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migrateurs. Les éleveurs ont l’obligation de confiner leurs volailles. Sur la liste : l’Ain, l’Ardèche, la Drôme, la Haute-Savoie, l’Isère, le Rhône et la Savoie

Comme si le Covid-19 ne suffisait pas…Ce sont désormais les volailles qui doivent être à leur tour confinées! Les autorités sanitaires craignent en effet un retour de cette maladie redoutable pour les élevages de volailles : la grippe aviaire.

Les autorités ont placé ce jeudi 5 novembre 45 départements en risque « élevé » d’introduction de la grippe aviaire par les oiseaux migrateurs ». L’arrêté a été publié aujourd’hui au Journal Officiel.

Ces mesures de restriction sont justifiées par « la nécessité de prendre des mesures de prévention urgentes et immédiates pour protéger les élevages de volailles français d’une potentielle contamination par le virus influenza aviaire par les oiseaux sauvages en particulier dans les zones à risque particulier ou les départements traversés par des couloirs de migration », selon cet arrêté.

Des départements connus pour leur production de foie gras, comme les Landes et le Gers, figurent parmi ces territoires, mais pas seulement, même si le risque reste qualifié de « modéré » dans les autres départements. 

Depuis janvier 2018, et jusqu’à fin octobre, le risque était encore considéré comme « négligeable » dans tout le pays.La France est à ce jour indemne de ce virus qui ne présente aucun danger pour l’homme mais est très contagieux pour les oiseaux.  

 Son retour sur le territoire national aurait des conséquences économiques majeures pour la filière, qui pourrait voir se fermer les débouchés à  l’exportation.

Les éleveurs de canards du Sud-Ouest ont été frappés à deux reprises, lors des hivers 2015/16 et 2016/17, par des épizooties de grippe aviaire, qui avaient occasionné des abattages massifs pour éradiquer la maladie et coûté des centaines de millions d’euros aux producteurs.

Les départements en Auvergne-Rhône-Alpes n’avaient pas été épargnés non plus ces années-là.

 

Clôtures, pose de filets et interdiction de rassemblements de volailles vivantes

Le passage à un risque « élevé » déclenche l’instauration de mesures de protection renforcées, dont l’obligation de confinement des animaux évoluant habituellement en plein air ou de pose de filets pour empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour les élevages professionnels mais aussi les basses-cours des particuliers.

Sur dérogation, après visite du vétérinaire sanitaire et accord du préfet, des éleveurs pourront seulement réduire la surface du parcours extérieur des volailles « en installant des grillages ou des clôtures« , a précisé  Eric Cachan, président du Synalaf, syndicat représentant quelque 6.000 éleveurs de volailles fermières.

 L’idée étant que les volailles « qui ont l’habitude d’être dehors« , comme les pintades, dindes de Noël, chapons ou poulets de 10 semaines qui risqueraient de devenir trop « nerveux », puissent sortir à proximité immédiate du bâtiment. 

« On a constaté que les oiseaux migrateurs ne viennent pas quand il y a une forte densité de volailles sur une surface, a complété M. Cachan. 

 Par ailleurs, les rassemblements de volailles vivantes sont interdits, en particulier sur les marchés, de même que les transports et lâchers de gibiers à plume par les chasseurs. 

 L’infection « s’emballe » en Europe 

« On n’est pas surpris » par ce relèvement du niveau de risque « compte tenu de l’évolution dans les autres pays d’Europe », a déclaré  Anne Richard, directrice de l’interprofession Anvol, qui rassemble les producteurs de poulets, dindes et canards (hors ceux destinés à la production de foie gras). 

« On est beaucoup mieux préparés que les fois précédentes« , a-t-elle ajouté, soulignant qu’il y avait eu « énormément d’investissements et de  formations à la biosécurité pour que les éleveurs et tous les opérateurs de la filière prennent les bonnes mesures au cas où le risque émerge ».

Dans son arrêté, le ministère de l’Agriculture explique ainsi « prendre en compte l’évolution sanitaire défavorable vis-à-vis de l’influenza aviaire dans l’avifaune en Europe ». Après l’apparition de foyers en Russie et au Kazakhstan cet été, l’épizootie a progressé vers l’ouest, atteignant récemment les Pays-Bas. 

 « Depuis, une dynamique d’infection s’est emballée puisque 13 cas en faune sauvage et un foyer en élevage de poulets de chair aux Pays-Bas et 13 cas chez des oiseaux sauvages en Allemagne ont été déclarés. Le 3 novembre, le Royaume-Uni déclare également un premier foyer, dans le nord-ouest de l’Angleterre », souligne le ministère. 

 



Source France 3

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