royalparcevian.com
Haute Savoie

A la télé ce soir. Nuit spéciale “Grande Traversée des Alpes” sur France 3 | Lundi 12 octobre dès 22h55



L’histoire de la Grande Traversée des Alpes a commencé par un casting rigoureux mené sur dossier par les réalisateurs du film (diffusé en 4 parties lundi 12 octobre sur France 3 Auvergne-Rhône-Alpes) et l’équipe de Chroniques d’en Haut. Sur plus de 700 candidats qui se sont présentés, dix ont été retenus. Âgés de 29 à 83 ans et issus de tous les horizons socioculturels, ces marcheurs n’avaient jamais effectué une randonnée aussi exigeante. Leurs personnalités et motivations très différentes constituent un groupe hétérogène. Tous ont manifesté l’envie de vivre cette aventure peu banale : partir avec un groupe sur un chemin au long cours, avec comme ligne de mire les plages de Méditerranée, à travers les Alpes françaises.

La nécessité d’avancer est une école de la résilience

Au fil des jours, les caractères s’affirment. Il y a les solitaires, les bavards, les taiseux, ceux qui doutent et ceux qui aident, les éternels optimistes et les colériques. Mais la randonnée en montagne a ceci d’extraordinaire qu’elle ne laisse que peu de place aux égoïsmes. Partir en groupe, c’est aussi apprendre à connaître les autres, et à se connaître soi-même. L’effort quotidien peut marquer les antagonismes, mais la nécessité d’avancer est une école de résilience. Au fil des quatre épisodes, les téléspectateurs emboîtent ainsi le pas aux aventuriers dont l’engagement physique et moral est de taille. Ils partagent avec eux la progression sur cet itinéraire, leurs parcours personnels, leurs efforts, les liens qui se font et se défont, les coups de gueule, les peurs, les rires, des émotions contrastées…

La réalité sans fard ni excès

Cette série documentaire de Benoit Aymon et Pierre Antoine Hiroz n’est pas une téléréalité. Ici, c’est la montagne, la météo, la pluie, le froid ou l’orage qui fixent les règles du jeu. Pour autant, les réalisateurs se sont attachés à suivre les personnages de cette aventure au plus près de leur réalité, de leur personnalité. Sans fard, mais sans excès. Avec bienveillance et respect, ils ont su rester discrets, accompagner sans guider, filmer sans trahir. Il en résulte quatre films documentaires sensibles, simples, où la montagne est admirablement mise en valeur, un régal pour les yeux, pour l’esprit. « La Grande Traversée des Alpes, c’est une marche au cœur de l’authenticité alpine. Nous sommes sur les traces des marchands, des colporteurs, des soldats, des pèlerins – voire des brigands ! – qui ont emprunté ces cols depuis des siècles« , souligne Benoît Aymon, coréalisateur de la série.

Marche, démarche, voyage initiatique… Si la marche est collective, la démarche est forcément plus intime. Elle permet de mieux se connaître. C’est aussi redécouvrir deux notions qui s’imposent en montagne : la solidarité et la lenteur. Ce périple marquera à jamais les participants qui se sont retrouvés le 4 juin au débarcadère de Vevey (canton de Vaud, en Suisse). Seront-ils tous là, au terme de quatre semaines de marche soutenue, sur les rives de la Méditerranée ? A la fin de la série, les téléspectateurs, eux, se posent immanquablement la question : « Et pourquoi pas moi ? » Mais à n’en point douter : ils seront partis en voyage avec ces marcheurs, et finiront par si bien les connaitre qu’ils deviendront intimes.

Qui sont les marcheurs ?

On dirait de Marc que c’est l’intellectuel du groupe. Marc est assez taquin pour s’en amuser. Le fait est que cet architecte de haut vol – professeur d’université – vit cette expérience comme une révolution. Et de découvrir que prendre son temps, ce n’est pas le perdre. La lenteur est un luxe que la Traversée des Alpes offre sur un plateau.Archétype de la femme « pivot de famille », enseignante, une force de caractère, un accent vaudois à couper au couteau avec en prime un rire légendaire. A son âge que l’on dit respectable, Carole estime qu’il est grand temps de penser à elle. Et de se lancer, la fleur au fusil, dans cette aventure… Reste à savoir si ses genoux supporteront les 30 000 mètres de dénivelé. L’idée d’abandonner ne lui a même pas traversé l’esprit. D’où son surnom au sein du groupe: mère couragePour Thierry, cette marche vers la Méditerranée est également symbolique. A la suite d’un burn out, Thierry a décidé de se reconstruire. Et c’est précisément en marchant, en se confrontant au regard des autres qu’il essaye de reprendre pied. La marche comme une thérapie, en quelque sorte. A première vue très efficace…Il n’a pas sa fierté dans sa poche, le doyen du groupe ! A 83 ans, Daniel peut afficher un impressionnant palmarès de marcheur. Vieux briscard du Club Alpin Suisse… Mais tout de même, à son âge, est-ce bien raisonnable de se lancer dans une marche de 600 km ? Pas de véritables contre-indications, assure son médecin… Si ce n’est qu’au deuxième jour de marche, il songe à jeter l’éponge. Tiendra-t-il le choc ?Du haut de ses 29 ans, le benjamin du groupe se pose plein de questions : que faire de ma vie ? Cette marche sera pour ce Parisien pur sucre une véritable révélation. Apprendre à ne plus courir après le temps qui lui glisse (déjà !) entre les mains, apprendre à ne rien faire, à vivre l’instant présent. Mais Jean-Baptiste est avant tout à l’écoute des autres, notamment les plus fragiles d’entre eux.

  • Aurélia (France, Espagne)

Aurélia, c’est l’ange gardien de cette folle aventure. Médecin urgentiste franco-espagnole, elle a toujours un œil aussi discret qu’attentif sur ses compagnons d’aventure. Et ce n’est pas le travail qui manque. Ampoules, vilaines entorses, coups de soleil, épanchement et… bras cassé. Sans oublier le doyen du groupe – 83 ans ! – qui n’en fait qu’à sa tête. Du moins les premiers jours. Si Aurélia porte un regard aussi bienveillant sur son entourage, c’est sans doute parce qu’elle sait de quoi elle parle. Cette miraculée a survécu à trois embolies pulmonaires…Le cœur sur la main, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles. Christophe est lui aussi un miraculé, mais cette fois-ci de la montagne. A la suite d’une chute vertigineuse de 35 mètres dans les Drus, il subit une dizaine d’opérations pour en réchapper avec une voix rocailleuse et hésitante. Une voix impossible à oublier et qui est à l’image de sa vie : cabossée. Christophe, c’est la colonne vertébrale de cette série. On est parti à dix, on arrivera à dix ! Quel qu’en soit le prix…Camille vient de passer le cap de la trentaine. Cette marche de trente jours est un voyage initiatique. L’effort ne lui a jamais fait peur. Très jeune, elle quitte le cocon familial pour se former à l’école du Ballet Béjart, à Lausanne. Un regard aiguisé et un cœur tendre : dès le départ, elle pressent le grand vide qu’elle pourrait ressentir si elle parvient au bout de cette aventureZiva, la Slovène, est un électron libre au sein du groupe. Groupe au sein duquel elle a précisément de la peine à s’intégrer. Ziva en est parfaitement consciente : elle peut agacer, provoquer, chercher constamment à attirer l’attention. Le groupe mettra du temps, mais finira par accepter sa différence.Barbara, c’est l’âme sensible du groupe. Clown de profession, elle râle volontiers et n’hésite pas à la faire savoir. Barbara a des excuses. Elle vient de perdre sa mère avec laquelle elle entretenait une relation fusionnelle. Cette marche à travers les Alpes est donc pour elle une occasion de tourner la page, de penser à elle, de se donner le courage de réaliser ses rêves.

  • Le guide : François (CH/Valais)

Electron libre du troisième type ! François, guide de haute montagne, conduit avec une zénitude déconcertante nos dix randonneurs tout au long de cette Grande Traversée des Alpes. Avec son sens de l’humour et sa sensibilité jamais pris en défaut, il sait mener le groupe non pas à la baguette mais à bon port – Menton en l’occurrence –, canalisant les énergies, les rires, les pleurs et les orages. Au propre, comme au figuré…
 



Source France 3

Related posts

la manche de Coupe du Monde de biathlon du Grand- Bornand n’aura pas lieu

adrien

voici où se trouvent les 503 malades hospitalisés en Auvergne-Rhône-Alpes

adrien

un nouveau foyer de contamination au coronavirus identifié suite à un mariage à Annecy

adrien