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Haute Savoie

comment les hôpitaux cherchent à attirer les soignants pour contrer l’attractivité de la Suisse



Le recrutement reste l’un des problèmes majeurs des hôpitaux, particulièrement en Haute-Savoie, département où la proximité avec la Suisse continue d’aspirer de nombreux soignants. Les hôpitaux du Mont-Blanc ont mis en place un plan d’attractivité pour attirer de nouveaux collaborateurs.

Chloé Di Falco est l’une des 12 infirmières du service de médecine générale de l’hôpital de Sallanches (Haute-Savoie). Jeune diplômée, elle a été recrutée il y a 8 mois après un début de carrière à Marseille, dans une grosse structure hospitalière.

« C’est un très bon compromis, estime la jeune infirmière. Quand on est nouvelle diplômée, l’hôpital, c’est là qu’on apprend. Il y a aussi un côté familial, on ne se sent pas perdu dans la masse. C’est important. »

Les hôpitaux du Pays du MontBlanc, qui emploient quelque 1200 salariés, misent sur la proximité avec les professionnels pour attirer les soignants. Car la concurrence est rude avec les hôpitaux suisses qui proposent des salaires plus attractifs.

Face à la pénurie de candidats, ce sont les services de recrutement qui postulent et les candidats qui imposent leurs conditions. « Les gens discutent de conditions de travail, du service où ils souhaitent être affectés. Ils nous disent avoir tel ou tel plan de carrière. A nous de nous adapter, dans la limite de nos possibilités, dans la limite de ce qu’on peut offrir », explique Jean-Rémi Richard, directeur des hôpitaux du Pays du Mont-Blanc.

Conciergerie hospitalière pour les professionnels de santé, aide à l’accès au logement très problématique dans le département, réservations de places en crèche… La structure offre des conditions favorables, mais surtout un accompagnement avec un plan de formation interne. Vingt mesures attractives sont proposées afin d’attirer, de séduire, mais surtout de fidéliser le personnel.

« On a constaté que l’institut de formation des aides-soignants avait fait carton plein cette année parce que les personnes veulent passer les concours de la fonction publique hospitalière, veulent être soignants. D’autres sont parties du fait des spécificités du métier », ajoute Jean-Rémi Richard.

Le taux de renouvellement du personnel reste important. Les secteurs du tourisme et de l’industrie, très dynamiques dans le département, sont aussi des concurrents de taille. Sans parler de la proximité avec la Suisse qui continue d’aspirer de nombreux soignants.

« Par rapport aux responsabilités qu’on a, notre salaire est vraiment indécent, constate Chloé Di Falco. Même avec les augmentations Ségur, de nuit, je suis à 2 000 euros. Je suis seule avec trente patients la nuit. En Suisse, je peux être à 4 000 ou 5 000 euros. » Pour l’instant, il n’en est pas question, dit-elle. L’infirmière apprécie particulièrement l’ambiance de travail et reconnaît les efforts mis en place par l’hôpital.





Source France 3

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