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Haute Savoie

Déconfinement : réouverture des refuges en montagne à partir du 2 juin



La date était très attendue par tous les pratiquants de la montagne. Jeudi, Emmanuelle Wargon a annoncé sur Europe 1 une prochaine réouverture des refuges en montagne à partir du 2 juin. C’est la date que la secrétaire d’Etat à la Transition écologique entend proposer au premier ministre Edouard Philippe « pour une décision rapide« .
 

Capacités réduites

Selon Emmanuelle Wargon, la réouverture se fera « de façon un peu différente« , avec « plus de distances, moins de couchettes, moins de possibilités d’accueil. Et puis aussi plus de sécurité. Plus de nettoyage, des repas en décalés, la capacité à isoler des personnes qui monteraient et qui développeraient des symptômes après être montées dans la montagne. »

Le Président de la FFCAM – gestionnaire de 120 refuges en France – Nicolas Raynaud se réjouit de cette prochaine réouverture. Il précise que « tous les refuges ne vont pas rouvrir le 2 juin » et qu’il y aura une adaptation « au cas par cas » du protocole national mis en place en concertation avec la secrétaire d’Etat et les élus.

La fédération française des clubs alpins et de montagne envisage de rouvrir progressivement les refuges « avec des capacités d’abord réduites par rapport à leurs capacités habituelles » puis d’aller crescendo « en augmentant petit à petit les capacités« .

« L’idée, c’est d’ouvrir par exemple 10 ou 20 places sur quelques bâtiments, de voir comment ça fontionne, l’organisation des équipes qui vont travailler et l’organisation qu’il faut mettre en place dans les dortoirs… Avec l’idée d’être prêt pour le mois de juillet« , explique Nicolas Raynaud. 
 

« Trouver des astuces » dans les dortoirs

Qu’est-ce qui va changer concrètement dans les dortoirs? « On ne va pas faire dormir les gens avec un masque« , répond Nicolas Raynaud. « Ce qu’il faut surtout c’est faire en sorte que les gens ne se rapprochent pas à un moment donné« . Plusieurs solutions sont envisagées : installer « une petite séparation en bois ou autre » entre les matelas ou encore « relever les matelas » qui seront laissés volontairement inoccupés. 

« Il faut qu’on trouve des astuces », poursuit Nicolas Raynaud, qui estime que « la réduction de la capacité est inévitable« . Mais là encore, pas de règle absolue car « il n’y pas deux dortoirs identiques« . « Il ne faudra pas non plus séparer les familles, ce qu’on avait appelé les cellules de confinement. Cela n’aurait pas de sens de les séparer« , ajoute Nicolas Raynaud. 

Pour éviter les regroupements dans le refuge, la FFCAM envisage d’autres adaptations : mettre en place un sens de circulation « comme dans les magasins » mais aussi étaler les services, « tous les trois-quarts d’heure par exemple« , pour éviter l’affluence dans les espaces de repas.
 

Réouverture nécessaire

« C’est important de rouvrir les refuges pour la sécurité en montagne« , souligne Nicolas Raynaud. « Mais ça l’est aussi pour la pratique des activités, la randonnée, l’itinérance, l’alpinisme… Et puis ce sont des lieux importants pour l’économie des territoires« .

Pour autant, la FFCAM ne se « met pas comme objectif de tout rouvrir« . « Je doute qu’on puisse les rouvrir tous », ajoute Nicolas Raynaud, désignant les cas particuliers des refuges non gardés ou des refuges de faible capacité.

Nicolas Raynaud se montre optimiste. « Tout va très bien se passer. On va reprendre progressivement. Comme c’est quelque chose de complètement inédit, il faut découvrir les choses au fil du temps. Mais les montagnards savent s’adapter ».

 



Source France 3

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