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Haute Savoie

des journaux, vestiges du crash d’Air India en 1966, retrouvés sur le glacier des Bossons


Le gérant d’une buvette-restaurant de Chamonix a mis la main sur des journaux, vestiges probables du crash d’Air India en 1966 au Mont-Blanc. En très bon état, ils étaient conservés dans un bloc de glace qui venait juste de fondre.

Un nouveau vestige du crash d’Air India ? Le glacier des Bossons a recraché, mardi 9 juillet, une douzaine de quotidiens datés de l’année du drame qui se trouvaient probablement à bord du Boeing 707. L’appareil s’est écrasé dans le massif du Mont-Blanc le 24 janvier 1966.

Parmi ces journaux, des titres indiens annonçant l’élection d’Indira Gandhi, la première femme Premier ministre du pays. C’est le gérant d’une buvette-restaurant située à 1 350 mètres d’altitude, près de Chamonix, qui a mis la main dessus.

« Ils sont en phase de séchage mais ils sont en très bon état. On peut les consulter », a indiqué Timothée Mottin, le gardien de la Cabane du Cerro. Ce petit chalet se trouve à quarante-cinq minutes de marche du glacier des Bossons, au sommet duquel le « Kangchenjunga » s’est mystérieusement pulvérisé.

 

Le journal indien The Herald, daté de 1966, annonçant l'élection d'Indira Gandhi.

Le journal indien The Herald, daté de 1966, annonçant l’élection d’Indira Gandhi.

© Bernard BARRON / AFP

 

« Ce n’est pas un exploit »

Le jeune homme de 33 ans explique avoir découvert des exemplaires des quotidiens indiens « National Herald » et « The Economic Times » lors d’une promenade à la fin de son service, achevé vers 18 heures. Il s’estime « chanceux » d’avoir pu retrouver ces journaux en si bon état car le bloc de glace dans lequel ils avaient jusqu’alors été miraculeusement conservés venait « probablement tout juste de fondre ».

« Ils étaient à l’air libre, posés dans la neige, au pied d’une chute de séracs. Ils auraient pu se détériorer très vite », a précisé le trentenaire, qui gère son petit établissement touristique depuis cinq ans. « Ce n’est pas un exploit. À chaque fois que nous nous promenons sur le glacier avec des amis, nous retrouvons des vestiges du crash. Avec l’expérience, on sait où ils se trouvent. Ils sont charriés en fonction de leur taille par le glacier », souligne-t-il.

Une fois complètement secs, les précieux exemplaires iront rejoindre les quelques autres pièces exposées par Timothée Mottin dans l’enceinte de sa « cabane ». Parmi elles, une photographie d’un couple d’Indiens qui a beaucoup ému le jeune homme lorsqu’il l’a découverte.

 

Nombreuses découvertes

« Je préfère les montrer que les cacher dans un grenier en attendant de les vendre », pointe le jeune gardien. Il raille au passage le « business » qu’ont bâti certains autres « trouveurs » autour des vestiges du crash de l’appareil, qui avait fait 177 morts il y a près de 55 ans.

En 2017, des restes humains pouvant appartenir à des passagers victimes de l’accident – ou à celui d’un autre avion indien, le « Malabar Princess », qui s’est écrasé au même endroit en 1950 – avaient été retrouvés sur le glacier. Depuis, il recrache régulièrement des vestiges du crash. Mais la plus retentissante des découvertes avait été celle d’un jeune alpiniste savoyard : en 2013, il était tombé lors d’une randonnée sur une boîte de petites pierres précieuses provenant « très probablement » de l’accident de 1966.

 

Les émeraudes, les saphirs et les rubis retrouvés, estimés entre 130 000 et 246 000 euros, avaient été placées sous scellés. Six personnes, parmi lesquels le joaillier londonien Jacob Issacharoff, avaient ensuite revendiqué le précieux trésor.

 

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Source France 3

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