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Haute Savoie

en Auvergne-Rhône-Alpes, d’inquiétantes similitudes avec la première vague



Dans la région, l’évolution des admissions présente des similitudes avec celle du mois de mars dernier, peu avant le confinement. L’agence Régionale de Santé demande, ce mercredi 23 septembre, aux établissements hospitaliers de « se préparer à une augmentation » des cas graves de Covid-19.

Face à l’augmentation du nombre de patients en services de réanimation, l’Agence Régionale de Santé (ARS) d’Auvergne-Rhône-Alpes demande, ce mercredi 23 septembre, aux établissements hospitaliers de la région de « se préparer » à accueillir un afflux de cas graves. Si le rythme de la propagation du coronavirus est moins rapide qu’en mars, il se diffuse néanmoins selon une trajectoire comparable.

 

Lyon et la Loire en alerte

L’épidémie de Covid-19 progresse plus vite en Auvergne-Rhône-Alpes que sur le reste du territoire, « entraînant une hausse significative des hospitalisations, y compris en réanimation », explique l’ARS dans un communiqué. Celle-ci craint que ne se reproduise l’ascension spectaculaire de sa propagation au printemps dernier. Dans la région, on compte près de 98 cas pour 100 000 habitants contre 91,6 cas /100 000 habitants au niveau national. Les chiffres sont plus alarmants dans la Loire (107 cas/100 000 habitants) et dans le Rhône (190 cas /100 000 habitants), selon les chiffres recensés par Géodes, l’observatoire des données nationales de santé publique. Et surtout, le nombre d’admission en réanimation augmente rapidement, non sans rappeler l’évolution de mars dernier.

 

Des similitudes avec mars

Le 15 mars dernier, 50 cas de Covid-19 étaient hospitalisés en réanimation dans la région. Trois semaines plus tard, on comptait 750 cas, soit une multiplication par 15 du nombre de nouvelles admissions. Or dans la région, à la fin des vacances d’été, le 28 août dernier, 16 patients atteints de Covid-19 étaient accueillis en service de réanimation. Trois semaines plus tard, ce lundi 21 septembre, on en comptait 123, soit une multiplication par près de 8 du nombre de nouvelles admissions. La pandémie progresse donc pour l’heure un peu moins vite qu’en mars, mais les conséquences risquent d’être semblables d’ici un mois : un risque de saturation des services de réanimation.
 


Le « plan blanc » activé pour libérer des lits

Dans ce contexte, l’ARS a demandé, mardi 22 septembre, à tous les établissements de santé de la Métropole de Lyon et des bassins de Roanne et de Saint-Etienne de déclencher le « plan blanc », comme elle l’avait fait le 13 mars dernier, quelques jours avant le confinement. Dans le cadre du plan blanc, toutes les interventions non urgentes sont déprogrammées et le nombre de lits dédiés à de la réanimation double (de 560 à 1 200 lits disponibles au plus fort de la crise en mars). Depuis le 11 mai dernier, l’activité chirurgicale habituelle avait repris, et l’activité opératoire s’était intensifiée progressivement du fait de la reprogrammation des interventions reportées en mars et avril. Mais la reprise de l’épidémie conduit à revenir au point de départ : libérer des lits d’urgence.

 

Etre prêt à faire face

« L’enjeu est d’être en capacité de faire face à une éventuelle augmentation du nombre de patients atteints par la Covid-19, nécessitant une hospitalisation et qui pourrait s’accélérer dans les jours et les semaines qui viennent », explique le directeur général de l’ARS, Jean-Yves Grall. Pour cela, la région a été organisée en 8 territoires, qui devront se coordonner pour prendre en charge les cas graves de Covid-19 tout en maintenant une activité non-Covid dans un « établissement pilote »La préparation en vue d’une seconde vague se déroule selon les mêmes principes que lors de la première, en s’appuyant sur les établissements de santé publics et privés.

 

Mobilisation générale

Selon les recommandations de l’ARS à ce stade, chaque établissement doit être en mesure de mobiliser, en 24 à 48 heures, des lits de réanimation supplémentaires en cas d’afflux massif de malades, en veillant à maintenir une activité non Covid. Tous les établissements doivent par ailleurs s’approvisionner en matériels (respirateurs, médicaments, équipements de protection individuelle…) pour disposer des stocks nécessaires. Enfin, les hôpitaux d’Auvergne-Rhône-Alpes doivent déprogrammer des opérations de façon graduelle, et réorienter les patients concernés vers d’autres structures -si possible- pour pouvoir augmenter leurs capacités d’accueil.

 



Source France 3

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