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Haute Savoie

François Nicard, secouriste au PGHM, raconte dans un livre « l’aspect humain du sauvetage en montagne »



Secouriste de père en fils, François Nicard dévoile une quinzaine de souvenirs dans Secours en immersion, au cœur du PGHM. Il souhaite y délivrer son ressenti de gendarme de haute montagne, tout en vulgarisant l’aspect technique de certaines interventions.

François Nicard n’est secouriste en montagne que depuis dix ans, mais il a assez à raconter pour remplir un livre. Dans Secours en immersion, au cœur du PGHM, aux éditions Glénat, il raconte son expérience au sein des pelotons de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Chamonix et Grenoble.

L’occasion de revenir sur son vécu de maître-chien d’avalanche, et de livrer le ressenti d’un secouriste dans le milieu magnifique mais hostile de la haute montagne. Pour France 3 Alpes, il raconte sa démarche.

 

France 3 Alpes : Qu’est-ce qui vous a motivé à écrire ce livre ?

François Nicard : C’est mon entourage, mes amis qui se posent régulièrement des questions sur comment se passe une opération de secours en montagne. Et souvent, les gens confondent le travail des pisteurs secouristes, des maîtres-chiens d’avalanche, la gendarmerie, les CRS, la sécurité civile… Cela peut être assez brouillon. Et puis j’avais déjà écrit un roman en 2018, que j’ai auto-édité pour moi sans le rendre public. J’ai eu des retours corrects sur l’écriture, donc j’ai eu envie de garder ce style pour intéresser les gens en parlant du secourisme en montagne.

Parce que c’est un métier pas comme les autres ?

Tout à fait. Le livre dresse un tableau de la diversité des secours en montagne. Il y a des secours en canyon, d’autres en avalanche, d’autres en crevasse, ou simplement en randonnée pédestre. Je voulais montrer à la fois la diversité de situations dans la prise en charge des victimes, mais aussi celle des milieux dans lesquels on évolue. 

Qu’est-ce que vous racontez dans le livre ?

J’ai choisi une quinzaine de souvenirs en m’attachant soit au côté technique, soit au milieu dans lequel se passait l’intervention, soit à l’aspect humain qu’on peut rencontrer lors d’un sauvetage en montagne. Et c’est ce dernier point qui ressort le plus de cet ouvrage. Ce ressenti à l’instant où on va chercher quelqu’un au coeur d’une crevasse ou au fond d’un canyon était le plus intéressant. Ce que je ressens quand je reçois le coup de fil, quand je monte dans l’hélicoptère, quand j’arrive sur le secours, quand on prend en charge la victime, ou ensuite quand on s’occupe de la famille.

Mais vous évoquez aussi le côté technique…

Tout le monde a déjà vu des reportages sur la technicité des secours en montagne ou sur le côté dramatique des interventions. Donc c’est moins important dans le livre. Et puis ça peut être assez abscond. Parce que parler de relais ou d’hélitreuillage… Il fallait vulgariser pour rendre ça intéressant, pas seulement intéressant pour nous mais aussi pour le lecteur.

Si vous deviez ne garder qu’un souvenir, quel serait-il ?

Celui que je trouve le plus intéressant à raconter, c’est une avalanche au mont Maudit, une chute de Serac, dans laquelle ont été emportés trois alpinistes, qui sont malheureusement décédés. Et c’est mon chien d’avalanche qui a pu localiser les corps. L’issue est tragique. Mais si les familles ont pu faire le deuil, c’est grâce au flair du chien. Et l’intervention s’est déroulée dans un cadre sublime mais dangereux, parce qu’on était sous des barres de serac assez menaçantes.

En somme, la montagne est un lieu de travail unique…

La montagne est un milieu hostile, avec des danger objectifs. C’est magnifique et très valorisant d’évoluer dans ce milieu, ce qui rend le secours de nos pairs encore plus intéressant. Mais il faut garder à l’esprit que le danger y est omniprésent.

 

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Source France 3

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