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Haute Savoie

l’Alpar, la petite épicerie d’alimentation participative en plein essor, va devenir… un supermarché



La petite supérette l’Alpar créée à Meythet, près d’Annecy, a un succès fou, au point qu’elle va devoir prendre le statut de supermarché. Sa philosophie et son modèle économique ? Elle appartient à ses clients, et tous ses produits sont bio, locaux et solidaires

« Manger bio, local et solidaire », l’idée avait déjà fait son chemin depuis bon nombre d’années, mais la crise sanitaire a accéléré son aboutissement et sa concrétisation dans plusieurs villes à travers la France, où les magasins coopératifs de ce type se multiplient.

A Meythet, près d’Annecy, l’épicerie l’Alpar est en plein essor. C’est la seule dans son genre en Haute-Savoie. Son fonctionnement est fondé sur un principe de base : les clients sont propriétaires, et le gèrent ensemble, à tour de rôle.

Comme Nelly Martinaud, sur le pont ce jour-là, qui se charge de « la réception des livraisons, de la mise en rayon, de la température des frigos, de l’encaissement, du ménage, et de la fermeture ». Elle est propriétaire à hauteur de 100 euros, et donne 3 heures de son temps chaque mois, comme tous les autres coopérateurs : « On vient pour des idéaux différents, certains pour l’aspect bio et local, d’autres parce que certains produits sont moins chers qu’en supermarché, d’autres encore par engagement solidaire ».

L’Alpar Meythet a débuté avec 150 membres pour atteindre aujourd’hui les 270. Car pour pouvoir acheter sa nourriture, la condition est de devenir membre coopérateur. Il faut acquérir 10 parts sociales, à raison de 10 euros la part, et adhérer à l’association, soit 5€ par an. 

Toujours est-il que la petite épicerie créée en 2018, au fil du temps, n’a cessé d’attirer de plus en plus de monde. Elle va désormais changer de statut et devenir supermarché coopératif.

« Ce n’est pas un souci pour nous, bien au contraire« , explique Flavien Roux, coopérateur président de l’Alpar. « Nous allons pouvoir redimensionner nos commandes, et même baisser nos prix, en gardant la même philosophie, du bio, du local, du solidaire, c’est un cycle vertueux qui s’installe et qui devient un vrai modèle économique alternatif et tout à fait viable ».

Reportage FranceTV Alpes : Serge Worreth, Marion Feutry & Azedine Kebabti

 

* A voir : le concept de ces commerces d’un nouveau genre est né aux Etats-unis. Le documentariste américain Tom Boothe avait filmé la coopérative de Brooklyn à New-York qui a inspiré la création de ces « supermarchés collaboratifs ».

 





Source France 3

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