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Haute Savoie

pourquoi le réchauffement des eaux est inquiétant



Les eaux du Léman continuent de se réchauffer, faute d’hivers rigoureux qui permettent un brassage complet des eaux. Cette montée de la température a déjà des conséquences sur les organismes vivants.

Pour la dixième année de suite, le brassage complet des eaux du Léman n’a pas eu lieu. Ce phénomène se produit une fois par an, au cours de l’hiver, lorsque la différence de température entre la surface et le fond du lac est au plus bas. Sous l’effet du froid et du vent, les eaux de surface se mélangent avec les plus profondes.

Ce brassage permet une homogénéisation de la température de l’eau et de la teneur en oxygène entre le fond du lac, à 309 mètres, et la surface. Mais, faute d’hivers rigoureux ces dix dernières années, le phénomène ne s’opère plus correctement.

Cette année, la profondeur de brassage a été estimée à 130 mètres par la Commission internationale pour la protection des eaux du Léman (Cipel). Ce qui signifie que « les eaux situées entre 130 mètres de profondeur et le fond du lac à 309 mètres ne se sont pas mélangées avec les eaux de surface », écrit la commission dans un communiqué jeudi 28 avril.

Et cela pose problème à plusieurs titres. « S’il n’y a pas d’oxygène, la respiration n’est pas possible, donc les organismes vivants ne peuvent pas vivre dans ce milieu. Il y a la reproduction et la qualité des œufs qui sont mises à mal par un déficit en oxygène », souligne Frédéric Soulignac, collaborateur scientifique auprès de la Cipel.

Le dernier brassage complet remonte à l’hiver rigoureux entre les années 2011 et 2012. Ces prochaines années, les scientifiques s’attendent à des brassages complets de moins en moins fréquents, et à des profondeurs de moins en moins importantes.

« On espère que les prochains hivers seront assez froids pour mélanger entièrement l’eau et réoxygéner le fond », ajoute Frédéric Soulignac. Les études montrent que le réchauffement climatique a des conséquences sur le brassage du Léman. Pour autant, ce phénomène n’est pas une fatalité.

« Il y a des moyens d’agir, assure Frédéric Soulignac. On ne peut pas enrayer le réchauffement climatique localement. Par contre, on a quand même un impact sur le lac via nos eaux usées. En réduisant nos apports en phosphore au lac, on peut faire en sorte qu’il se porte mieux. »

Le phosphore qui s’est accumulé dans le fond du lac pourrait se retrouver en surface en cas de brassage complet, souligne la Cipel, ce qui pourrait nuire à la baignade et à l’alimentation en eau potable à cause de la prolifération d’algues.





Source France 3

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