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Haute Savoie

que faire si un essaim d’abeilles s’installe dans votre jardin ?



C’est la période de l’essaimage, moment où la reine quitte la ruche pour fonder une nouvelle colonnie. Un essaim qui s’installe dans un arbre, emménage sous un toit ou dans une cheminée. Que faire si cela arrive chez vous ? On vous explique. 

Le spectacle est beau. Il est aussi effrayant ! Un essaim dans son jardin, cela peut vite tourner à la panique. La première réaction, ce pourrait être de faire appel à une entreprise spécialisée ou tout simplement aux pompiers. C’est une erreur.

Les abeilles sont menacées par la pollution et les pesticides qui les entourent. Il ne faut en aucun cas les détruire. Il y a de très nombreux apiculteurs qui se feront un plaisir de venir chez vous pour récolter cet essaim. Et gratuitement en plus. 

Notre conseil, contacter des amateurs. Car les professionnels ne se déplaceront pas. Cette période de l’essaimage est synonyme de forte activité pour eux, ils n’auront pas le temps de venir chez vous. Or capturer un essaim, cela peut prendre deux à trois heures. 

Vidéo : des apiculteurs amateurs de Champ-sur-Drac (Isère) capturent un essaim. 



durée de la vidéo: 00 min 58

Que faire si on trouve un essaims d’abeilles dans son jardin ?

L’essaimage expliqué par Simon, apiculteur savoyard 

 

Simon Casset a 29 ans. Il est apiculteur sur la commune des Marches en Savoie. Il vient de lancer son exploitation avec une centaine de ruches. L’année prochaine il reprendra celle de son père Bruno. La Miellerie du Granier en compte 500.

Lui-même est confronté à l’essaimage. Les apiculteurs professionnels contrôlent ce phénomène naturel pour éviter de voir s’envoler leurs abeilles… et leur miel. Et cela, en créant des essaims artificellement, qui formeront des ruches. 

« Un essaim c’est une entité biologique », explique-t-il, « il est composé d’une reine, de faux bourdons et d’ouvrières ». Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce n’est pas la jeune reine qui fonde sa propre colonnie. C’est la reine mère. Sa fille reste dans la ruche pendant que la « vieille » s’envole avec l’autre moitié des abeilles. 

« C’est la division naturelle de la ruche », poursuit Simon Casset, « c’est leur mode de reproduction, rien à voir avec le mode de fonctionnement des mammifères. »

Chaque année, une ruche peut donner naissance à deux ou trois autres ruches. Il existe même des essaims quaternaires. 

« L’essaimage se fait en deux temps », poursuit le jeune apiculteur, « d’abord l’essaim s’installe provisoirement, par exemple il s’accroche à une branche d’arbre. Les éclaireuses partent en repérage pour trouver un endroit sûr, puis elles appellent les autres. La ruche est alors bâtie dans un creux, sous un toit ou dans une cheminée. »

Il arrive souvent que l’essaim trouve refuge dans une ruche abandonnée, attiré par l’odeur de la cire. 

« Si un essaim s’installe chez vous, allez sur le Bon Coin », conseille Simon Casset, « il y a plein d’apiculteurs amateurs qui répondront ».

D’autant qu’un essaim est assez cher à la vente, dans les 170 euros. Il s’agit généralement d’un « essaim hiverné », c’est-à-dire avec couvin (larves), provisions et cire. Rien à voir avec l’essaim « nu » que l’on voit dans les arbres, composé uniquement d’abeilles.

 

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Source France 3

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