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Haute Savoie

toujours pas en zone d’alerte, la Haute-Savoie est-elle mieux protégée que ses voisins ?



Le département haut-savoyard n’a pas été placé en état d’alerte par les autorités sanitaires au 30 septembre, contrairement aux départements de la Savoie ou l’Isère. 

En février 2019, la Haute-Savoie avait été l’un des premiers départements français touchés par le nouveau coronavirus. À l’époque, cinq touristes anglais avaient été testés positif au Covid-19 dans la station de ski des Contamines. Le département avait ensuite fait face à une violente vague épidémique avec plus de 150 personnes décédées dans ses hôpitaux entre la mi-mars et la mi-mai, selon les chiffres de Santé publique France (175 décès à l’hôpital en Haute-Savoie au 29 septembre).

En cette fin septembre, alors que la carte de la région Auvergne-Rhône-Alpes vire peu à peu au rouge, la Haute-Savoie semble cette fois relativement épargnée. Contrairement à l’Isère, la Savoie ou l’Ain, le département n’a pas dépassé le seuil d’alerte. Le taux d’incidence y était de 46,2 pour 100 000 habitants sur sept jours lors du dernier bilan des autorités sanitaires le 26 septembre, alors que le seuil d’alerte n’est déclenché qu’au-dessus de 50 cas pour 100 000. Le taux de positivité était lui de 6,5% sur les tests effectués, contre une moyenne nationale de 7,6%. Au 29 septembre, seules trois personnes étaient en réanimation en Haute-Savoie pour un total de 34 hospitalisations. 

 


Pas d’immunité collective

Peut-on imaginer à la lecture de ces chiffres que les Haut-Savoyards seraient mieux protégés que leurs voisins grâce à une certaine immunité collective acquise au printemps à cause d’un grand nombre de cas positifs dans le département ? Antoine Flahault directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève, pense l’inverse. « Personne ne pense que la Haute-Savoie a atteint une immunité collective suffisante pour être protégée d’une seconde vague. Madrid, une ville très touchée lors de la première vague au printemps, se reconfine actuellement à cause d’une nette hausse du nombre de patients en réanimation. Et Madrid a été plus touchée que la Haute-Savoie lors de la première vague. On a aujourd’hui l’impression que tous les territoires d’Europe de l’Ouest sont peu à peu touchés de la même façon », confie t-il.
 

« Il est possible que les habitants des endroits où il y a eu une première vague assez forte se soient mieux protégés pendant l’été ».

Antoine Flahault, directeur de l’Institut de santé globale à la faculté de médecine de l’université de Genève

Pour le professeur Antoine Flahault, l’explication serait plus à chercher derrière le comportement des habitants pendant l’été. « Il est possible que les habitants des endroits où il y a eu une première vague assez forte se soient mieux protégés pendant l’été en respectant davantage les mesures barrières. Il y a aussi une part de hasard », dit ce spécialiste des maladies infectieuses. 


« Le scénario d’une épidémie hivernale est probable »

L’évolution des chiffres sera scrutée avec attention par les Haut-savoyards qui espèrent ne pas voir leur territoire virer au rouge clair ou foncé sur la carte du Covid-19. L’hiver approche et les stations de ski craignent qu’un passage dans la case seuil d’alerte sur la carte fasse reculer des clients inquiets, même si les stations imaginent mille solutions pour rassurer les skieurs. 

« Au sein de notre équipe à Genève on ne se risque pas à faire des prévisions au-delà de sept jours concernant le Covid-19. Mais le scénario d’une épidémie hivernale est probable. On a assisté à ce phénomène pendant l’hiver dans l’hémisphère sud. On peut penser que cela va être pareil dans l’hémisphère nord », conclut Antoine Flahault.

 





Source France 3

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