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Haute Savoie

Traverser la Manche à la nage, sans combinaison, le dernier défi fou d’un champion de Haute-Savoie


« À travers cette traversée, je souhaite montrer qu’il est possible de réaliser ses rêves, même les plus fous ! « . Parti des côtes anglaises ce jeudi 16 septembre au matin, Alain Simac-Lejeune devrait arriver vers 20H00 à Calais. Mais la traversée est longue et semée d’embûches.

Il est parti ce jeudi 16 septembre 2021 à 5 h 50 de la plage de Folkstone au sud-est de l’Angleterre. Son objectif : atteindre la plage de Wissant après 34 km de nage dans une eau avoisinant les 15° en moyenne. Haut-savoyard d’origine, Alain Simac Lejeune nage depuis l’âge de 11 ans. L’année d’après, il a intégré le pôle sport-études d’Annecy pour finalement remporter son premier titre de champion de France minimes sur 50 mètres nage libre 4 ans plus tard.

Comme un poisson dans l’eau, il multiplie les exploits depuis 5 ans. Vainqueur des 24 heures de Lausanne en 2015. Il établit le record du monde sur 48 heures, établissant la plus longue distance parcourue en bassin : 102 km. En 2019, il tire une péniche de 42 tonnes sur 200 mètres dans le canal de l’Ourcq avec 13 autres nageurs et nageuses en moins de 5 minutes, record du monde. Cette même année, il devient le meilleur nageur d’eau froide de France.

Mais aujourd’hui, c’est à l’Everest de la nage qu’il s’attaque : la traversée de la Manche, un rêve de gosse. « Au travers de cette traversée, je souhaite montrer qu’il est possible de réaliser ses rêves, écrit il, même les plus fous. Lever les freins, en allant jusqu’au bout !« . Aller au bout de soi-même pour réaliser ses rêves, c’est le credo d’Alain qui dirige une école d’ingénieur à Lyon.

Alain Simac-Lejeune, face à la mer

Alain Simac-Lejeune, face à la mer

© Julien Segretain

Le défi est de taille et les obstacles sont nombreux avant de venir à bout de cette traversée mythique. Ce jeudi matin encore, vers 11 h 00, il a dû s’armer de patience lors de la traversée d’un banc de méduses. Il lui faut aussi lutter contre les courants qui doublent la fatigue, affronter les vagues et respirer le gasoil du bateau de fortune qui lui assure la sécurité et les ravitaillements. Autre source d’inquiétude, les cargos monstrueux qu’il faut surveiller à tout instant et la température de l’eau qui peut descendre jusqu’à 12°. Le nageur de l’extrême ne porte pas de combinaison, seule une couche de graisse à traire le protège du froid.

Plus il se rapprochera de son objectif, plus la difficulté va monter en puissance. La fatigue aidant, il faudra tenir bon mentalement et physiquement, 34 km à la nage ça use. Et comme tous les nageurs qui se frottent à cette traversée périlleuse, Alain sait que rien n’est joué, même lorsqu’on est plus qu’à 1 kilomètre des côtes françaises. On appelle cette zone, le cimetière des nageurs, c’est là que les abandons sont les plus nombreux, c’est là que les nageurs « craquent » à bout de forces, si près du but. Après 13 ou 14 heures de nage les courants paraissent insurmontables.

Si tout va bien, Alain Simac-Lejeune doit arriver à Cap Gris nez ou sur la plage de Wissant aux alentours de 20 h 00.

 





Source France 3

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