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Haute Savoie

une tribune pour dire la détresse du sport semi-professionnel



Des maillots seuls étendus sur la pelouse d’un stade désespérement vide, et qui forment, vus du ciel, un énorme et émouvant SOS : une vidéo en guise de tribune d’opinion signée des Black Panthers de Thonon qui défendent le sport amateur, « le grand oublié » de la gestion de la crise du Covid

« Les maillots seuls forment un SOS ; car pas d’athlètes, pas de compétions, pas de public et aucune visibilité pour notre avenir et celles de nos partenaires. »

« Cette vidéo est notre tribune » , à nous, les Black Panthers de Thonon , mais pas seulement. Nous l’avons tournée pour défendre et porter haut la défense du sport amateur et semi -professionnel, « les grands oubliés  » de la gestion de la crise sanitaire » explique le président du club de football américain  Benoit Sirouet.



durée de la vidéo: 00 min 51

SOS, pour le sport

« Depuis des mois, le monde du sport « amateur, semi professionnel » déploie des efforts, s’adapte aux directives qui fluctuent sans cesse et met en application des protocoles sanitaires qui sont continuellement modifiés »,  et pourtant le sport « amateur » ou « semi professionnel » reste le grand oublié dans la gestion de la crise sanitaire, ne décolère pas Benoit Sirouet.

« Le monde sportif est en détresse et au bord du gouffre ».

Et le président de citer en cascade les incidences de la situation  » si les choses n’évoluent pas « : pas de renouvellement  de licences à la rentrée 2020-21, essoufflement des bénévoles, des salariés, non reconduction de partenariats, chute des rentrées financières, découragement des licenciés restants et à terme disparition inévitable de nombreuses associations. 

Les aides proposées par le Gouvernement concernent les salariés alors que les clubs amateurs sont animés principalement par des bénévoles qui ne sont pas reconnus, excluant ainsi la majorité des structures des aides possibles. Associations sportives à but non lucratifs, elles dépendent des actions et événements qu’elles organisent pour financer leurs besoins.

Le club de football américain de Thonon-les-Bains, les Black Panthers, ne déroge pas à cette règle : « bien que considéré comme club « amateur », il fonctionne comme un club professionnel (trois salariés entre autre) avec un équilibre financier à respecter (600 000 euros de buget), et les pertes sont aujourd’hui abyssales » poursuit le président.

La saison 2020  a été arrêtée en mars, dès l’apparition du Covid,  après seulement trois matchs.

« Aucun message clair, et un sentiment d’injustice »

« Il n’y a aucun message clair des autorités gouvernementales, surtout pour le sport dit « de contact » dont fait partie le football américain. Beaucoup d’annulation et d’interdiction de pratiquer sont également le fait d’une application excessive et injustifiés des mesures sanitaires par leurs représentants locaux ». estime le président du club de football américain

Les entrainements des jeunes et des séniors ont repris mais sans contact. Les championnats sont censés commencer en janvier.  Depuis août,  es entraineurs ont dû s’adapter et » jongler avec les incessants changements de protocoles pour gérer les entraînements que cela soit sur le terrain ou au domicile lors du confinement.

« Si le sport professionnel a repris, dans le respect des mesures barrières, le sport amateur en est tout aussi capable mais il ne peut reprendre. Pourquoi le maintien de cette interdiction ? elle est ressentie, par les pratiquants et les dirigeants, comme une injustice, une différence de traitement flagrante ».

Et de conclure avec amertume  : « Le monde associatif sportif est mis de côté alors qu’il a un rôle essentiel dans notre société et socialement car ce n’est pas un produit de consommation mais un outil de cohésion qui est primordial et indispensable. La pratique du sport peut aider les français à résister au stress et à la déprime dus à la crise sanitaire ».

En attendant, le couvre-feu instauré dès ce mardi 15 décembre à 20 heures ne va pas leur faciliter la tâche. Le club s’entraîne habituellement trois fois par semaine, par petits groupes de six, sans pouvoir guère faire d’échanges de ballons. C’est par visio-conférence surtout, qu’ils travaillent leur tactique, et tâchent de garder intacte leur motivation.

 

 

 

 

 

 

 

 



Source France 3

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