royalparcevian.com
Image default
Haute Savoie

VIDEO. Highline : Nathan Paulin réalise une traversée de 650 m au dessus du glacier d’Argentière en Haute-Savoie


Deux centimètres et demi de sangle le retiennent de tomber… un tout petit bout de tissu, pas plus large qu’un ticket de métro sur lequel, tel un funambule, Nathan Paulin, 26 ans, défie le vide.

 

Portrait d’un passionné qui repousse sans cesse ses limites

Depuis qu’il a 17 ans, Nathan Paulin, habitant du massif des Aravis, pratique la Highline, une discipline qui consiste à marcher sur une sangle tendue à plusieurs dizaines, voire centaines de mètres de haut. Etonnant pour celui qui se décrit comme ayant eu assez jeune le vertige.

Quelques années d’entraînement (et de chutes) plus tard, il comptabilise une dizaine de records du monde et s’est notamment fait connaître en parcourant une highline longue de 1662 mètres à 300 mètres de hauteur dans le Cirque de Navacelles. 
 

Il a aussi relié les 670 mètres qui séparent la Tour Eiffel du Trocadéro pour le Téléthon, réalisant ainsi sa performance la plus emblématique… et peut être la plus médiatique.
 

Il a aussi relié les 670 mètres qui séparent la Tour Eiffel du Trocadéro pour le Téléthon... / © Aidan Williams
Il a aussi relié les 670 mètres qui séparent la Tour Eiffel du Trocadéro pour le Téléthon… / © Aidan Williams

 

Des images de lui, suspendu dans le vide en pleine nature ou en milieu urbain ont fait le tour du monde. Mais aujourd’hui, ses priorités ont changé : « 400, 1 000, 1 662 mètres de highline… ça ne m’intéresse plus de réaliser de longues traversées ! Je ne privilégie plus les records, mais plutôt les sites emblématiques, ceux qui ont un sens pour moi« , explique Nathan Paulin. 
 

 

Dans le ciel de La Défense, près de Paris, pour le Téléthon 2019 / © Stéphan Denys webHDFX
Dans le ciel de La Défense, près de Paris, pour le Téléthon 2019 / © Stéphan Denys webHDFX

 

Son dernier défi : la traversée du glacier d’Argentière

Privilégier des sites emblématiques, c’est ce qui explique son envie de traverser le glacier d’Argentière en Haute-Savoie. 

C’était le 26 mai : « je devais le faire avant, courant mars, mais avec le confinement cela n’a pas été possible. En revanche, j’ai profité du confinement pour tout préparer. »
 

Nathan Paulin au-dessus du glacier d’Argentière
© France 2

Une préparation digne d’une expédition, car le site, quasiment en haute-montagne, est complexe. Il a fallu transporter 200 kg de matériel, en ski de randonnée.
 

Nous avons voulu que la highline de 650 mètres soit le plus près possible du glacier... / © Thomas Savarin SLFDG
Nous avons voulu que la highline de 650 mètres soit le plus près possible du glacier… / © Thomas Savarin SLFDG

Ici pas de record de hauteur, bien au contraire : « nous avons voulu que la highline de 650 mètres soit le plus près possible du glacier. Le fil de pêche qui nous sert à l’installation, aidé d’un drone, s’est souvent accroché aux séracs, c’était pas simple !« 

 

Au dessus des séracs du glacier d'Argentière / © Thomas Savarin SLFDG
Au dessus des séracs du glacier d’Argentière / © Thomas Savarin SLFDG

 

Etre près du glacier… ou plutôt ce qu’il en reste

Ce nouvel exploit, possible en raison de la fonte des glaces, se voulait comme un énième signal d’alarme sur le réchauffement climatique : « je vis en montagne, mon frère est guide de haute montagne, je suis donc naturellement sensibilisé au réchauffement de la planète. C’était étonnant cette traversée au dessus du glacier, j’entendais qu’il bougeait… les chutes de pierre… Je n’étais pas forcément engagé en matière d’écologie mais depuis cette traversée j’ai été contacté par quelques associations et désormais je vais m’engager auprès de POW (Protect our Winters) qui plaide pour protéger l’environnement tout en profitant de la montagne. Par ailleurs, si mes exploits peuvent servir à quelque chose, c’est bien !« 
 

C’était étonnant cette traversée au dessus du glacier, j’entendais qu’il bougeait... les chutes de pierre... / © Thomas Savarin SLFDG
C’était étonnant cette traversée au dessus du glacier, j’entendais qu’il bougeait… les chutes de pierre… / © Thomas Savarin SLFDG

Les pieds dans le vide mais la tête bien sur terre. Les priorités de Nathan Paulin ont changé mais sa passion reste intacte. Et ne pensez pas qu’il n’a jamais le trac : « c’est comme lorsqu’on va rentrer en scène, j’ai toujours un peu de trac. Je me souviens notamment lorsque j’ai dû me lever entre deux tours de La Défense, ça bougeait, il y avait du vent…« .

Alors a-t-il des remèdes ? Des trucs ? Des recettes de grand-mère pour lutter contre la peur ?
« Rien de tout cela. Il est vrai que je me sers des techniques de visualisation avant une traversée, ça aide bien, et une fois sur la sangle même quand je vis un calvaire je m’efforce de penser à des choses positives : ma copine, ma famille. Cela m’aide à ne pas tomber, car on est souvent tentés de se laisser tomber tellement parfois c’est difficile. » 

Prochain défi pour Nathan Paulin, ce sera la 20 juin prochain à Saint-Gervais en Haute-Savoie : une traversée de 250 mètres de long et 150 mètres de haut. Idéal pour observer et admirer… ses belles montagnes de Haute-Savoie.

 



Source France 3

Related posts

une start-up veut expérimenter des taxis volants sur le lac d’Annecy

adrien

la crise sanitaire a bouleversé nos habitudes de consommation en Auvergne Rhône Alpes

adrien

Le moustique tigre prolifère dans quasiment tous les départements d’Auvergne-Rhône-Alpes

adrien