royalparcevian.com
Image default
France

10 visites incontournables à faire à Bordeaux

Si vous voulez vraiment voyager et que vous cherchez une destination pour un week-end, alors Bordeaux est définitivement faite pour vous. Evidemment, trois jours ne suffisent pas pour connaître la ville en profondeur, mais comme il s’agit d’une ville à échelle humaine où il est assez facile de se déplacer, ils suffisent pour une première approche satisfaisante des lieux.

Le centre historique a considérablement bénéficié de la protection de l’Unesco en 2007. En effet, d’une part, grâce à cette reconnaissance, il a été possible de valoriser davantage le patrimoine architectural ; d’autre part, elle a incité à la modernisation de l’offre muséale et à l’apparition de boutiques, bars et bistrots de haut niveau. Il convient de mentionner tout particulièrement le vin – selon beaucoup, le meilleur de France – et les restaurants, qui sont également de haut niveau. En bref, il y a tous les « ingrédients » pour des vacances inoubliables. Nous passons en revue ci-dessous les principales attractions touristiques de Bordeaux.

Bonne lecture.

La cathédrale Saint-André

Si la protection de l’Unesco pour le centre historique de Bordeaux remonte à 2007, celle de la cathédrale Saint-André remonte à la fin des années 90 du siècle dernier, lorsqu’elle a été incluse parmi les étapes françaises du célèbre chemin de Saint-Jacques de Compostelle. De plus, l’histoire de cette église est très ancienne : consacrée pour la première fois en 1096 par le pape Urbain II, les premiers vestiges remontent au IXe siècle. Cependant, la cathédrale que nous admirons aujourd’hui a été construite presque entièrement entre le XIIIe et le XIVe siècle. Un chef-d’œuvre de l’art gothique qui, entre l’extérieur et l’intérieur, présente de nombreux points d’intérêt sur lesquels il vaut la peine de s’attarder. Surtout, le Portail Royal, l’un des portails de l’édifice, qui porte plusieurs sculptures illustrant des scènes du Jugement dernier selon Matthieu. Il y a trois clochers : deux d’entre eux font partie de l’édifice et représentent un point de référence stable de la ligne du ciel de Bordeaux, tandis que le troisième, qui est aussi le plus célèbre, a été construit au XVe siècle juste à côté de la cathédrale. Il s’agit de la Tour Pey Berland (nommée d’après l’évêque qui a ordonné sa construction) et du haut, elle offre une vue panoramique spectaculaire sur la ville. La seule mise en garde est qu’il y a plus de 200 marches à gravir pour atteindre le sommet. Vous trouverez d’autres idées de monuments à visiter sur le site https://www.cote-rue-bordeaux.fr/.

Musée d’Aquitaine

Au début, nous avons écrit qu’un week-end est juste suffisant pour une première approche des lieux. Bordeaux et la région Aquitaine ont une histoire millénaire à connaître qui nécessiterait un séjour beaucoup plus long. Cependant, il existe une alternative de grande importance culturelle qui vous permet de retracer l’histoire de la ville et de ses environs même si vous ne disposez que de trois jours. Il s’agit du Muséè d’Aquitaine installé dans l’ancienne Faculté des Lettres de la ville française. En réalité, définir le Musée d’Aquitaine comme un simple musée d’histoire locale est inapproprié. Pour la quantité et la qualité des objets exposés – de la préhistoire au XXe siècle – nous parlons d’un des plus importants musées de France, et probablement du monde, pour ce qui concerne le matériel sur la traite des esclaves. Un commerce dont le port de Bordeaux était l’une des principales plaques tournantes, une ceinture reliant l’Afrique et les Amériques le long de la route de l’Atlantique.

Musée des Beaux-Arts

À environ 600 mètres du Musée d’Aquitaine se trouve le Musée des Beaux Arts, une autre étape recommandée lors d’un voyage à Bordeaux. Le musée est situé à l’intérieur du palais Rohan, qui abrite également l’hôtel de ville. Il est divisé en deux espaces distincts : l’aile sud, dédiée aux collections qui vont du 15ème à la fin du 19ème siècle ; l’aile nord, au contraire, dédiée à l’art du 20ème siècle. L’équilibre entre ces deux moments représente l’effort principal des conservateurs : augmenter la collection « ancienne » (nombreuses peintures flamandes et italiennes du XVIIe siècle), sans négliger l’apport de l’art du XXe siècle. Plusieurs noms prestigieux. Pour n’en citer que quelques-uns sans prétendre à l’exhaustivité : Delacroix, Picasso, Renoir, Matisse, etc. Trouvez la liste des musées de Bordeaux sur ce site : https://www.la-belle-epoque-bordeaux.fr/

Rue Sainte Catherine

La rue Sainte Catherine est à Bordeaux ce que les Champs Elysées sont à Paris. C’est un véritable centre commercial naturel qui, compte tenu des deux côtés de la rue (environ 1,2 km de long), offre près de trois kilomètres de vitrines, ainsi que, naturellement, des bars, des bistrots et des bars de toutes sortes. Une plume dans le chapeau de la ville également en raison de la clairvoyance avec laquelle l’administration publique, en 1984, a décidé de piétonniser toute la rue. Le résultat a été gratifiant tant d’un point de vue commercial que touristique, avec une participation flatteuse toute l’année, voire étonnante lors des ventes. A voir !

Grosse Cloche

À environ 300 mètres de la rue Sainte Catherine se trouve la Grosse Cloche, l’ancien clocher de l’hôtel de ville et surtout l’un des derniers vestiges du Bordeaux médiéval. Construit au XVe siècle, ce clocher a marqué pendant des siècles l’époque des bordelais même si, depuis longtemps, la cloche (rebaptisée Armande Louise) ne sonne que deux fois par an : le 1er janvier (jour de l’an) ; le 1er mai (fête des travailleurs) ; le 14 juillet (prise de la Bastille) ; le 28 juillet (révolution de juillet) et le 11 novembre (fin de la Première Guerre mondiale). Ce n’est pas tout. Il est possible de visiter les donjons qui ont longtemps servi de prison pour ceux qui ne respectaient pas l’ordre public dans la ville. Un plongeon dans le passé qui vaut la peine d’être exploré. A ne pas manquer !

Basilique de Saint-Michel

Tout comme la cathédrale Saint-André, la Basilique Saint-Michel est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. La raison est la même : cette église, consacrée basilique mineure au début du XIXe siècle, est l’une des étapes françaises du célèbre chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Les similitudes ne s’arrêtent pas là. Le clocher de la Basilique de San Michele, en fait, tout comme celui de la cathédrale de la ville, est détaché du corps principal. Par conséquent, l’église et la tour doivent être visitées séparément. De l’église, les vitraux et les chapelles des nefs latérales sont particulièrement dignes d’intérêt. Les premiers datent des années 1960, car les premiers ont été détruits pendant la Seconde Guerre mondiale. Néanmoins, l’effet scénique, avec la lumière qui pénètre à l’intérieur de l’église et traverse les vitraux, est tout aussi étonnant. Les chapelles latérales, en revanche, datent du 18e siècle et représentent chacune un saint différent, à son tour patron de certaines corporations d’artisans présentes dans la ville. La chapelle de Saint-Jacques, destination des pèlerins du Chemin de Saint-Jacques, est celle qui reçoit le plus grand nombre de visiteurs. Quant à la Flèche Saint Michel, c’est le nom de la tour de 114 mètres de haut, il faut monter plus de 200 marches pour profiter de la vue. C’est peut-être un peu fatigant, mais ça vaut vraiment la peine.

Place de la Bourse

La septième place parmi les choses à faire et à voir à Bordeaux ne doit pas induire en erreur. La place de la Bourse est en effet le lieu de rencontre préféré des bordelais et des touristes et, surtout pour ces derniers, elle représente presque toujours le point de départ pour explorer la ville. D’un point de vue architectural, cette place, conçue par l’architecte Ange Jacque Gabriel, représente l’une des plus hautes expressions de l’art néoclassique français. Pour sa construction, qui remonte au XVIIIe siècle, les murs médiévaux et plusieurs bâtiments résidentiels ont été démolis. À leur place, de part et d’autre de la place, deux bâtiments identiques ont été construits : le Palais des douanes et la Bourse (d’où le nom). En plus de ce qui a déjà été dit, il y a quelques années, un autre élément de grand charme a été ajouté. Nous parlons du Miroir d’Eau, une grande fontaine réfléchissante construite devant la place de la bourse, dont le miroir d’eau reflète les images, les lumières et les détails des bâtiments environnants. Et ce n’est pas tout. Toutes les 20 minutes environ, des jets de vapeur sortent de la fontaine, enveloppant la place et créant un « effet de brouillard » qui donne aux amateurs de photographie des images mémorables. N’oubliez donc pas votre appareil photo reflex, votre trépied et tout l’équipement dont vous avez besoin pour prendre de superbes photos. Et en parlant de plans, il est de bon ton de faire un selfie avec Euphrosyne, Aglaé et Thalia, les statues qui ornent la Fontaine des Trois Grâces en plein milieu de la place. A ne pas manquer !

Grand Théâtre

Dans une ville comme Bordeaux, un Opéra est indispensable. Et quel théâtre, pourrait-on dire ! Selon les critiques, le Grand Théâtre de Bordeaux, conçu par l’architecte parthien Victor Louis, possède en effet l’une des plus belles salles du XVIIIe siècle. Vous pouvez le visiter sur réservation auprès de l’Opéra National de Bordeaux, qui gère tous les aspects – pas seulement artistiques – de la structure (pour réserver votre visite, cliquez ici). Mais même l’extérieur vaut la peine d’être visité. Pour accueillir les touristes, il y a une imposante façade néoclassique avec 12 colonnes corinthiennes qui soutiennent à leur tour l’entablement sur lequel sont placées 12 statues représentant 9 muses et 3 déesses (Junon, Vénus et Minerve). Une entrée majestueuse pour un théâtre majestueux qui a également été le siège de l’Assemblée nationale française à plusieurs reprises. A voir absolument !

Basilique de Saint Seurin

Comme la cathédrale Saint André et la Basilique Saint Michel, la Basilique Saint Seurin est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1998. Dans ce cas également, comme pour les deux premiers mentionnés ci-dessus, la reconnaissance est due au Chemin de Saint-Jacques de Compostelle dont l’église a été pendant des siècles l’une des principales étapes sur le territoire français. D’un point de vue architectural, l’empreinte romane est évidente, démontrant l’ancienneté du bâtiment construit à partir du XIe siècle sur les vestiges d’une nécropole gallo-romaine. Il est évident qu’au fil du temps, l’église a été restaurée à plusieurs reprises : pour dire, la façade telle que nous la voyons aujourd’hui, remonte à la première partie du XIXe siècle. A l’intérieur, nous aimerions souligner les bas-reliefs du maître-autel. Ces sculptures retracent la vie de Saint Sévère, patron de la basilique et surtout de la ville de Bordeaux. Il faut également mentionner la crypte où sont conservés les restes de plusieurs évêques de la ville. Il y a aussi le tombeau de Saint Fort, premier évêque de la ville, auquel les bordelais ont toujours été très attachés. Non loin de l’église, enfin, nous signalons le Site archéologique de Saint Seurine. Les fouilles menées au début du XXe siècle ont mis au jour une ancienne nécropole chrétienne, dont on peut aujourd’hui voir les pierres tombales, les décorations et d’innombrables autres trouvailles. A voir absolument !

Pont de pierre

Construit en 1822 sur ordre de Napoléon Bonaparte, le Pont de Pierre est une autre étape incontournable d’un voyage à Bordeaux. C’est évidemment pour son importance historique : cette infrastructure a en effet permis l’union des deux rives de la Garonne (aujourd’hui elle est également traversée par des tramways) ; mais c’est aussi d’un point de vue photographique, étant, avec la Place de la Bourse, un des coins les plus suggestifs de la ville. Surtout le soir, lorsque les douces lumières du crépuscule, associées à l’éclairage public, offrent de belles prises de vue, au point que plus d’un a suggéré la comparaison avec le célèbre Pont des Chaînes à Budapest. A voir absolument !

La ville du vin

Un musée pour célébrer la viticulture. Avant tout, celle du terroir, à laquelle les bordelais, comme mentionné au début, sont très attachés ; mais aussi celle de l’étranger, avec des histoires du monde entier, car le vin est une histoire ancienne capable d’unir des peuples géographiquement dispersés et des traditions culturelles diverses. C’est, en gros, la mission de la Cité du Vin à Bordeaux. Il s’agit d’un bâtiment emblématique, aux lignes architecturales pittoresques et audacieuses, inauguré en 2016 en présence du président de la République de l’époque, François Hollande, et du premier citoyen (ainsi que de l’ancien Premier ministre et ministre des affaires étrangères), Alain Juppé.

Related posts

Balade en mer en Corse : des idées d’itinéraires à couper le souffle

administrateur

Weekend en famille : Rencontre avec le guépard, le félin rapide comme l’éclair

administrateur

Que faire dans le Finistère ?

Journal